Patrimoine culinaire algérien

L'Huile d'Olive de Kabylie : Histoire d'un Arbre Millénaire | MyZitZitoune

08 March 2026  ·  15 min de lecture

  Il y a un proverbe kabyle qui dit tout : « Je vends mon terrain, mais pas mes oliviers. » (Avandou). En quelques mots, une civilisation entière. L'olivier en Kabylie n'est pas une culture parmi d'autres. Il est une identité, une histoire, une résistance. Et l'huile qu'on en tire — ce liquide doré, parfois trouble, parfois mordoré, au goût franc et profond — est peut-être la matière la plus ancienne que vous puissiez mettre dans votre assiette.

  Cet article ne parle pas de recettes. Il parle du temps long. De la préhistoire berbère aux moulins du Djurdjura, de la Numidie antique aux expositions universelles du XXe siècle — nous allons retracer l'histoire d'un arbre qui a façonné les collines de Kabylie pendant des millénaires, et que les Kabyles n'ont jamais abandonné, même quand tout le reste s'effondrait.

✦ ✦ ✦

Un Mot Qui Vient de Loin : l'Étymologie d'Azemmur

  Avant de parler d'huile, il faut parler de l'arbre. Et l'arbre, en kabyle, s'appelle azemmur — au féminin tazemmurt. C'est le mot pour dire « olivier cultivé ».

  Ce qui est remarquable, c'est l'étendue et l'ancienneté de ce mot. Le linguiste berbère Salem Chaker (D'où vient l'olivier ?, 2012) note que le terme azəmmur couvre une vaste aire du monde berbère — du Djebel Nefoussa en Libye à l'ensemble du Maroc — avec une grande stabilité formelle qui confirme son caractère très ancien. On le retrouve dans la toponymie nord-africaine, parfois sous des formes arabisées comme Zamora ou Zemmuri, et il est déjà attesté dans les sources arabes médiévales dès le XIe siècle (chez Al-Išbīlī).

  Ce que Chaker souligne ensuite est fascinant : dans les régions de vieille tradition oléicole — de la Tripolitaine à la Kabylie — azemmur désigne l'olivier cultivé, signe que l'arbre y est domestiqué depuis la nuit des temps. Dans les régions où l'oléiculture est plus récente ou marginale (ouest algérien, Maroc), le même mot désigne seulement l'oléastre (l'olivier sauvage), et les populations empruntent à l'arabe le mot pour l'arbre cultivé. Cette distribution linguistique est une carte de la civilisation oléicole berbère.

  La grande stabilité du terme azemmur à travers tout le monde berbère suggère que l'olivier cultivé est connu et maîtrisé en Afrique du Nord depuis des millénaires — bien avant les Carthaginois, bien avant les Romains.   — D'après Salem Chaker, linguiste, CNRS, D'où vient l'olivier ?, 2012

  Chaker va encore plus loin : il soulève l'hypothèse, sérieuse d'un point de vue linguistique, que le mot grec pour l'olivier — ἐλαία (elaïa) — pourrait lui-même venir d'un mot berbère, et non l'inverse. Si cette hypothèse est confirmée, ce sont les Berbères qui auraient nommé l'olivier en premier, et ce sont les Grecs qui leur auraient emprunté le terme. L'histoire de l'olivier en Méditerranée commencerait donc en Afrique du Nord.

 
Le vocabulaire de l'olivier en Kabylie
 

Azemmur (masc.) — l'olivier cultivé

 

Tazemmurt (fém.) — un pied d'olivier, l'olivier (employé aussi dans la poésie)

 

Zit ou Zzit — l'huile d'olive (du phénico-punique ou de l'arabe selon les sources)

 

Afeggag — la fleur de l'olivier

 

Lmesvah — la lampe à huile traditionnelle, alimentée à l'huile d'olive

✦ ✦ ✦

Avant Rome : les Berbères et la Domestication de l'Olivier

  L'histoire officielle aime à attribuer l'introduction de l'olivier en Afrique du Nord aux Phéniciens ou aux Romains. La réalité archéologique est bien différente.

  L'oléastre — l'olivier sauvage (Olea europaea var. sylvestris) — est présent dans le bassin méditerranéen occidental depuis plus de 60 000 ans avant J.-C., comme l'attestent des analyses de charbons et de pollens dans des gisements ibéromaurusiens. Ce n'est donc pas une plante importée : c'est une plante indigène du Maghreb.

  La découverte décisive, établie par Henriette Camps-Fabrer dans sa notice académique sur l'olivier dans l'Encyclopédie berbère, est la suivante : dès l'Antiquité, les Berbères procédaient à des greffes d'oléastres, transformant l'arbre sauvage en olivier productif — et ce bien avant l'arrivée des Romains et même avant les grandes plantations carthaginoises. La maîtrise de la greffe est une technique qui demande des générations de savoir-faire. Sa présence en Afrique du Nord pré-romaine signifie que l'oléiculture kabyle et nord-africaine est une invention autochtone, pas un import.

  Les royaumes numides — dont la Kabylie faisait partie — étaient eux-mêmes imprégnés de cette culture oléicole. Le pressoir à prelum (technique de pressage romaine héritée du monde punique) était connu et utilisé par les Numides bien avant que Rome ne s'impose sur le territoire.

✦ ✦ ✦

La Kabylie Romaine : Cent Pressoirs Taillés dans le Roc

  C'est peut-être l'une des images archéologiques les plus saisissantes que l'on puisse invoquer pour parler de l'huile d'olive en Kabylie : une centaine de pressoirs taillés à même la roche, découverts dans les années 1969-1971 sur la chaîne côtière de Grande Kabylie.

  Ces découvertes sont l'œuvre de l'archéologue Jean-Pierre Laporte, qui prospecta la région Azeffoun/Tigzirt/Taksebt (côte des Aït Iflissen, wilaya de Tizi-Ouzou). Il y reconnut, en plus d'une cinquantaine de pressoirs construits de manière classique, une centaine d'installations entièrement creusées dans le grès numidien. Ces pressoirs rustiques comportaient tout ce qu'il faut : aire de trituration des olives, table de pressage rainurée, réservoir, contrepoids — le tout taillé dans la masse rocheuse, sans aucune construction en dur. Il ne manquait que quelques madriers et des cordes pour les remettre en route.

  Dans le plus grand nombre de cas, ces pressoirs n'ont pas été reconnus à proximité d'habitat romain. Ce genre d'installation rustique était alors presque ignoré. Leur publication a permis de le mettre à l'ordre du jour, et on en a signalé depuis un peu partout en Afrique du Nord.   — Jean-Pierre Laporte, Inventaire archéologique de la Kabylie du Djurdjura, 1969-1971 (publié in Inumiden.com)

  Ce dernier détail est capital : ces pressoirs ne sont pas associés à l'habitat romain. Ils sont kabyles. Ils appartiennent aux populations autochtones qui cultivaient et pressaient l'olive sur leurs terres de montagne, en dehors des grandes exploitations coloniales installées dans les plaines côtières.

  La distinction est importante : les Romains s'installèrent dans les belles terres de la plaine côtière — autour d'Azeffoun (Rusazus), colonie d'Auguste fondée entre 33 et 25 av. J.-C. — tandis que les populations kabyles autochtones continuaient leur oléiculture traditionnelle sur les pentes et les reliefs, précisément là où se trouvent aujourd'hui encore les oliveraies kabyles.

 
   
60 000 av. J.-C.
   
      Présence de l'oléastre (Olea europaea sauvage) attestée dans les gisements ibéromaurusiens du Maghreb. L'olivier est indigène d'Afrique du Nord.    
 
 
   
IVe s. av. J.-C.
   
      Les Berbères maîtrisent la greffe d'oléastre. Selon Camps-Fabrer et Chaker, la dénomination berbère de l'oléastre pourrait être à l'origine du terme grec ἐλαία (elaïa).    
 
 
   
IIe – IIIe s. ap. J.-C.
   
      Apogée de la production oléicole romaine en Numidie. En Grande Kabylie, J.-P. Laporte identifiera en 1969-1971 une centaine de pressoirs taillés dans le roc à Azeffoun/Tigzirt — installations autochtones, non romaines.    
 
 
   
Ve – VIIe s.
   
      Sous Vandales et Byzantins, l'oléiculture se dégrade dans les plaines. La Kabylie montagneuse résiste : c'est dans les régions les moins urbanisées par les Romains que la tradition survit, selon l'IREMAM (Camps-Fabrer).    
 
 
   
XIXe s. – 1910
   
      L'huile de Kabylie est exportée en Europe. Le cru de Tablazt, dans la haute Soummam, est médaillé à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910. La Kabylie est reconnue sur la scène internationale.    
 
 
   
1963 – 1970s
   
      L'Algérie indépendante interdit les exportations privées d'huile d'olive (1963-64), puis la réforme agraire de Boumediene relègue l'olivier au statut d'arbre décoratif. Début d'une longue crise dont la Kabylie souffre encore.    
 
✦ ✦ ✦

La Résistance de la Montagne

  Il y a un paradoxe historique remarquable dans l'histoire de l'olivier en Afrique du Nord, mis en lumière par l'IREMAM (Institut de Recherches et d'Études sur les Mondes Arabes et Musulmans) : ce sont les régions les moins romanisées qui ont le mieux conservé l'oléiculture.

  Quand les grands bouleversements ont dévasté les plaines — l'arrivée des Vandales, des Byzantins, puis des conquêtes arabes, et enfin l'arrivée des Hilaliens qui imposèrent la vie nomade aux sédentaires — les cultures de plaine se sont effondrées. Mais dans les régions montagneuses de Kabylie, de l'Atlas, loin des grandes axes commerciaux et militaires, les paysans berbères ont continué à cultiver leur azemmur comme ils le faisaient depuis des générations. La montagne a protégé l'arbre.

  Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui encore, la Kabylie représente plus de 50 % des superficies nationales en oliviers, avec plus de 60 000 hectares dans la seule région de Béjaïa. C'est le résultat d'une continuité millénaire — une tradition oléicole qui ne s'est jamais interrompue, même dans les périodes les plus sombres.

✦ ✦ ✦

La Kabylie Oléicole : Variétés, Terroirs et Savoir-Faire

  Quand on parle de l'huile d'olive de Kabylie, on ne parle pas d'un produit uniforme. C'est un territoire d'une grande diversité — de terroirs, de variétés, de profils gustatifs.

  37 variétés d'olives sont recensées en Kabylie, avec trois principales reconnues par l'Office Oléicole International :

 
   

🫒 Chemlal

   

La variété reine de Kabylie. Olive de petite taille, très riche en huile. Donne une huile fruitée, légèrement amère et piquante, d'une grande finesse aromatique.

 
 
   

🫒 Azeradj

   

Variété très juteuse — jusqu'à 30 litres au quintal d'olive. Huile douce, moins amère que la Chemlal. Particulièrement appréciée dans la vallée de la Soummam.

 
 
   

🫒 Lemli

   

Troisième variété majeure, au profil plus doux. Présente dans les zones de moyenne et haute Kabylie. Souvent associée aux huiles "lourdes aux arômes fugaces de pin et de chêne".

 
 
   

🌿 Le terroir

   

L'huile change de caractère selon l'altitude et l'exposition. Les huiles des Bibans sont âpres et forestières. Celles d'Illoula sont vert jade et légères. Celles de Seddouk sont rose orangées. Celles du littoral des Babors, mordorées.

 

  Ce qui rend l'huile kabyle particulièrement précieuse du point de vue qualitatif, c'est un fait simple : les oliviers poussent naturellement, sans engrais, sans pesticides, sans insecticides. Non pas par choix idéologique, mais parce que c'est ainsi que ça s'est toujours fait sur ces terres montagneuses. L'huile de Kabylie est bio avant que le label existe.

✦ ✦ ✦

L'Huile dans la Vie Kabyle : Bien Plus qu'un Aliment

  Pour comprendre ce que représente l'huile d'olive en Kabylie, il faut dépasser la cuisine. L'huile — zzit — est une matière totale, présente à tous les stades de la vie, du berceau à la mort. Med Tabeche, auteur du blog Kabylie-Djurdjura (2008), la décrit comme un produit miraculeux et recense ses usages traditionnels avec précision :

     
  • Le nouveau-né est badigeonné de la tête aux pieds à l'huile d'olive ancienne, dès les premiers jours de sa vie
  •  
  • La médecine : entailles sur la peau, douleurs d'estomac, douleurs d'articulations et musculaires, entorses — l'huile soigne
  •  
  • L'alimentation : l'huile d'olive avec les figues sèches ou avec la galette constitue un repas complet. Elle est indissociable du couscous kabyle
  •  
  • L'éclairage : jusqu'à une époque récente, la lampe à huile Lmesvah éclairait les maisons kabyles à l'huile d'olive
  •  
  • L'hémostase : l'huile d'olive et le jus de feuilles d'olivier sont d'excellents agents hémostatiques dans la médecine traditionnelle

  Et puis il y a cette dimension sacrée que porte la phrase déjà citée : « Je vends mon terrain, mais pas mes oliviers. » Pour le Kabyle, l'olivier n'est pas un actif économique qu'on peut aliéner. C'est une mémoire vivante, transmise de génération en génération, liée à la fertilité et à la longévité. On ne vend pas ses ancêtres.

✦ ✦ ✦

1910 et la Reconnaissance Internationale

  L'histoire réserve parfois de beaux moments de reconnaissance. En 1910, à l'Exposition universelle de Bruxelles, l'huile d'olive du cru de Tablazt, dans la haute Soummam (wilaya de Béjaïa), est médaillée. C'est une preuve irréfutable, datée et documentée, que l'huile de Kabylie était reconnue au plus haut niveau international au début du XXe siècle.

  Ce moment de gloire est d'autant plus poignant qu'il précède de peu une longue période de déclin forcé.

✦ ✦ ✦

La Blessure de l'Indépendance : Une Filière Sacrifiée

  Cette partie de l'histoire est douloureuse, mais nécessaire à raconter honnêtement. La source ici est Rachid Oulebsir, journaliste et oléiculteur, dans un article de fond publié dans La Dépêche de Kabylie en janvier 2006 — l'une des analyses les plus rigoureuses et les plus lucides sur le sujet.

  En 1963-1964, le premier gouvernement de l'Algérie indépendante interdit les exportations privées d'huile d'olive. Du jour au lendemain, les négociants kabyles sont coupés de leurs marchés européens. Le métier disparaît. La filière se coupe de la modernisation internationale.

  Dans les années 1970, la réforme agraire de Houari Boumediene relègue l'olivier au rang d'arbre décoratif. C'est l'abandon programmé d'une culture millénaire. L'exode rural qui s'ensuit — les jeunes quittent les villages — s'accompagne d'une perte dramatique des savoirs et des métiers traditionnels liés à l'oléiculture.

  L'olivier symbolisait la fierté d'une région, la liberté et l'autonomie du paysan montagnard. Les choix politiques en matière d'agriculture ont ruiné les fellahs et accéléré l'exode rural.   — Rachid Oulebsir, L'olivier, richesse de la Kabylie, La Dépêche de Kabylie, janvier 2006

  Le paradoxe cruel : pendant que l'Algérie abandonnait son verger oléicole, elle commençait à importer de l'huile d'olive de Tunisie.

✦ ✦ ✦

La Kabylie Aujourd'hui : un Renouveau Fragile

  Malgré un demi-siècle de politique défavorable, la Kabylie reste la première région oléicole d'Algérie. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur les 740 000 hectolitres d'huile produits en Algérie en 2004, plus de 500 000 venaient de Kabylie — soit plus des deux tiers de la production nationale.

  La consommation en Kabylie est elle-même révélatrice : dans les familles d'oléiculteurs de la région de Tazmalt, elle avoisine les 30 litres par personne et par an — comparable à la Grèce, premier consommateur mondial. Pour la diaspora kabyle en Europe, l'huile d'olive de Kabylie n'est pas un condiment. C'est une identité en bouteille.

  Ce renouveau reste fragile. La reconstruction d'une filière d'exportation professionnelle — capable de valoriser à leur juste prix les huiles biologiques de Chemlal ou d'Azeradj sur les marchés européens — est un enjeu considérable. Les outils existent. Le savoir-faire ancestral est là. L'arbre a survécu à tout. Il faut maintenant lui rendre la place qu'il mérite.

✦ ✦ ✦

Conclusion : L'Arbre qui Résiste

  Si l'on devait résumer l'histoire de l'huile d'olive de Kabylie en une seule image, ce serait celle d'un olivier taillé dans le roc — littéralement, comme les pressoirs d'Azeffoun — qui traverse les siècles sans jamais être déraciné. Romains, Vandales, Arabes, Ottomans, colonisation française, politiques d'indépendance : tout a essayé, à un moment ou à un autre, d'effacer ou de confisquer cette culture. L'arbre est toujours là.

  C'est cela que vous trouvez dans une bouteille d'huile d'olive de Kabylie. Pas seulement un profil gustatif. Pas seulement des polyphénols et des oméga-9. Une continuité de soixante siècles. Un arbre que les Berbères ont domestiqué avant que les Grecs n'aient même un mot pour le nommer. Et la conviction tranquille d'un peuple montagnard qui n'a jamais cédé son azemmur.

 
Sources & Références
 
       
  1.       Salem Chaker (2012). « D'où vient l'olivier ? », Carnet Hypothèses, CNRS. — Pour l'étymologie d'azemmur et l'hypothèse de l'origine berbère du mot grec elaïa.    
  2.    
  3.       Henriette Camps-Fabrer (2000). « Huile » (H62). In Encyclopédie Berbère, XXIII. — Pour la pratique de la greffe d'oléastre par les Berbères avant les Romains.    
  4.    
  5.       Jean-Pierre Laporte (1983). « Fermes, huileries et pressoirs de Grande Kabylie ». BCTH, n.s., 19, p. 127-146. — Source archéologique primaire sur les pressoirs taillés dans le roc d'Azeffoun/Tigzirt.    
  6.    
  7.       Jean Laporte et al. « Olivier (La culture de l'olivier, de l'Antiquité à la Kabylie contemporaine) ». Encyclopédie berbère. DOI : 10.4000/encyclopedieberbere.2812. — Pour la résistance de l'oléiculture en Kabylie face aux invasions.    
  8.    
  9.       Wikipedia EN. « Iomnium (Tigzirt) » — Pour les pressoirs romains et autochtones de la région côtière kabyle.    
  10.    
  11.       Rachid Oulebsir (2006). « L'olivier, richesse de la Kabylie ». La Dépêche de Kabylie, 30 janvier 2006. Lien direct. — Source de terrain fondamentale : variétés, chiffres de production, crise post-indépendance, médaille de Bruxelles 1910.    
  12.    
  13.       Med Tabeche. « L'huile d'olive ». Blog Kabylie-Djurdjura (djurdjura.over-blog.net). — Pour les usages traditionnels de l'huile en Kabylie (médecine, alimentation, éclairage).    
  14.    
  15.       Huiledolivedekabylie.com. Section Oléiculture en Kabylie. — Pour les données actuelles sur les superficies et les variétés.    
  16.